Les entreprises américaines
vont avoir besoin de déployer de nouvelles stratégies de recrutement, plus
innovantes, afin d'attirer les recrues issues de la génération du baby boom.
C'est ce que démontre une étude menée conjointement par l'American Management
Association (AMA) et la Human Resource Institute (HRI). Parmi les solutions
retenues par les recruteurs pour employer de nouvelles recrues seniors,
Internet n'est pas en bonne position. Si les petites annonces en ligne sont
exploitées, elles arrivent derrière celles publiées dans les journaux papier.
La méthode privilégiée reste le réseautage : près de la moitié des employeurs
disent en effet avoir recours aux recommandations qui leur sont faites par
leurs employés. Une méthode reprise par le Web 2.0.
Vendre ses compétences
via le Web 2.0
Les réseaux sociaux
sont en effet des plates-formes très efficaces pour ce type de démarche.
Ainsi, Corinne Zerbib, fondatrice de Jobetic,
conseille aux candidats seniors d'exploiter le plus possible les outils
2.0 à leur disposition : se créer des profils sur LinkedIn
et Viadéo, mais aussi
monter son propre blog, afin de faire état de ses expériences, et d'avoir
une vraie visibilité. Les outils du Net représentent à cet égard une véritable
opportunité pour les seniors. "Un senior doit offrir sa compétence,
se poser en tant qu'apporteur de services. Il doit avoir une démarche de
marketing commercial pour vendre sa candidature", explique à L'Atelier
la fondatrice de Jobetic.
Les outils technologiques
excluent les seniors
Et quoi de mieux pour
ce faire que d'exposer ses compétences sur le web ? "Ce qui est
intéressant est de comparer la situation américaine à celle française. Aux
Etats-Unis, il n'y a pas du tout cette politique de jeunisme qu'on peut
trouver chez nous", commente à L'Atelier Corinne Zerbib, fondatrice
de Jobetic. En France, clairement, les outils informatiques sont utilisés
pour écarter ces postulants baby boomers. Par exemple sur le site de Jobetic,
il existe un test de CV. Même si l'âge des candidats n'est pas demandé,
le logiciel peut très facilement calculer le nombre d'années d'expériences,
ensuite la déduction est facile à faire. "Les outils technologiques
sont d'abord malheureusement un outil d'exclusion de la part des recruteurs",
déplore Corinne Zerbib.